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Calvi 23/05/2013
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guide : Corse

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La Corse mérite son nom d'île de Beauté : montagne surgissant en pleine mer, îlot de verdure sans pareil dans le bassin méditerranéen, couvert de forêts de châtaigniers et d'un maquis impénétrable... La Corse offre aussi quelque 1 000 km de superbes côtes. Convoitée par les grandes puissances de la Méditerranée qui y laissèrent un riche patrimoine architectural, religieux, militaire et urbain, la Corse fut successivement aux mains de Rome, des Vandales, des Maures, de Byzance, de Pise et de Gênes, avant de devenir française, il y a deux siècles. Avec son Assemblée élue, la Corse, région insulaire historiquement rebelle, jouit d'un statut particulier. Partagée entre le besoin de stabilité et le désir d'indépendance, elle n'a toujours pas tranché. L'identité corse, c'est aussi une langue régionale et une culture forte qui a traversé les âges et derrière une distance de façade, une hospitalité toute méditerranéenne.

©Vincent Noyoux

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Corse : en bref...

histoire

Occupée par Rome, Byzance, Pise, Gênes, pillée par les pirates barbaresques, divisée par les luttes intestines, l'île de Beauté est française depuis plus de deux siècles. Partagée entre le besoin de stabilité et le désir d'indépendance, la Corse n'a toujours pas tranché. L'Histoire continue...
Préhistoire
Avant de se décrocher en direction de la péninsule italienne et de devenir une île, la Corse était une terre continentale, tout comme la Sardaigne et les îles Baléares. La dérive a cessé il y a 18,5 millions d'années. Depuis cette époque, Corse et Sardaigne occupent leur position actuelle. La présence humaine sur l'île date du mésolithique (9 000-6 000 av. J.-C.), avec les premières traces d'une véritable civilisation. Le plus vieux squelette jamais découvert dans l'île, surnommé "la dame de Bonifacio" et exposé au musée de Levie, en Alta-Rocca, remonterait au huitième millénaire av. J.-C. Des haches, des couteaux, des pointes de flèche (datés du VIe-Ve siècle av. J.-C.) permettent de se faire une idée de la vie des premiers Corses. Probablement venus de la péninsule italienne, ils vivent en clans dans des abris sous roche isolés, tirant leurs ressources de la chasse, de la pêche, de la cueillette et de l'élevage.
Les "Torréens"
Vers 4 000 av. J.-C., les hommes préhistoriques commencent à bâtir. D'abord des sépultures en coffre, puis des dolmens et des menhirs dressés isolément ou alignés, comme à Palaggiu et à Cauria. Vers 2 000 av. J.-C., des bâtisses circulaires, les torre, apparaissent, mais l'identité de leurs constructeurs, baptisés commodément "Torréens", demeure obscure. Selon une hypothèse, fort discutée voire réfutée, il s'agirait des Shardanes, des peuples de la mer qui auraient été chassés d'Égypte par le pharaon Ramsès II avant de trouver refuge en Corse. Détruisant en partie les mégalithes des autochtones, les "Torréens" sont à l'origine de statues-menhirs armées d'épées, de poignards ou de boucliers. Disposées en cercle comme à Filitosa, leur signification est encore mal connue. Autre héritage de l'ère mégalithique : les castelli, villages fortifiés composés de torre, comme on en voit à Filitosa, à Cucuruzzu et à Arraghju.
Des Phocéens aux Phéniciens
Aux "Torréens" succèdent les Phocéens qui, avant de fonder Marseille, installent le premier comptoir commercial de l'île à Alalia (future Aléria) vers 565 av. J.-C. Porteurs d'une culture grecque très riche, les Phocéens développent la vigne et l'olivier, introduisent l'écriture, exploitent les gisements d'argent, de fer et de plomb. Une légende fantaisiste attribue au héros grec Ajax la fondation d'Ajaccio. Une autre s'appuie sur le témoignage d'Homère, qui ferait passer son Ulysse au pied des falaises de Bonifacio... Quoi qu'il en soit, la Corse ne reste pas longtemps entre les mains des Grecs. Les Étrusques (en 540 av. J.-C.) et les Carthaginois (vers 271 av. J.-C.) débarquent, se partageant l'île avec les Phocéens. Les Phéniciens et les Syracusains (fondateurs de Port-Syracuse, future Porto-Vecchio) s'implantent à leur tour avant de repartir presque aussitôt.
Les Romains
En 259 av. J.-C., à l'issue des guerres puniques, les Romains s'emparent d'Alalia. Il leur faut un siècle pour envahir toute l'île et affronter les autochtones combatifs, reclus dans la montagne. La présence romaine s'étalera sur cinq siècles. La Corse, devenue province romaine, se peuple de colons qui cultivent la terre (céréales, vignes, oliviers), développent l'élevage et exploitent les ressources du territoire (granit, minerais, miel, liège...). Rome remet un peu d'ordre dans l'île, trace des routes, fonde quelques villes et ports. Au IIe siècle ap. J.-C., les premiers missionnaires chrétiens, chassés du continent, et des prêtres venus d'Afrique du Nord débarquent. D'abord persécutés, ils engagent ensuite la Corse dans la voie du christianisme lorsque celuici est proclamé religion d'État par Rome.
Vandales et Sarrasins
Mais l'effondrement de l'Empire romain au Ve siècle signe le début d'une longue période d'instabilité et de violence. Les Vandales sont les premiers, dès 455, à mettre l'île à feu et à sang. Les villes sont saccagées, les cultures brûlées... Abandonnée, la prospère Aléria tombe en ruine. Les champs ne sont plus entretenus et, sur le rivage, l'eau croupie favorise l'éclosion de moustiques porteurs de la malaria, qui infestera le littoral oriental jusqu'au siècle dernier. Face à ces agressions, les Corses se replient un peu plus vers la montagne. Suivent les Ostrogoths, tout aussi dévastateurs, puis les Byzantins vers 533. Ces derniers instaurent un régime rapidement gangrené par les fraudes et les corruptions répétées des administrateurs. Après être passée en 725 entre les mains des Lombards, la Corse est cédée à l'empereur byzantin Justinien. Mais les exactions se poursuivent. Le pape Grégoire le Grand prend alors l'île sous son aile. S'ouvre une courte période d'accalmie, fréquemment perturbée, dès le VIIIe siècle, par les razzias des Sarrasins d'Espagne et d'Afrique du Nord. Ces raids sanglants et d'une violence inouïe se poursuivront à intervalles réguliers jusqu'au XVIIe siècle, poussant les autochtones à déserter définitivement la côte. Un chroniqueur arabe du Xe siècle écrivait déjà qu'en Méditerranée "les chrétiens ne peuvent même plus faire flotter une planche"... C'est à cette époque que naissent les villages "nids d'aigle", forteresses imprenables accrochées à la montagne. Bien qu'étant plus destructeurs que constructeurs, les Maures ont laissé quelques traces de leur passage : des intonations arabisantes dans le chant corse, des mots dans la langue, des noms de lieux (Morosaglia, Campo Moro...) et leur tête noire, flanquée sur le drapeau corse. La tête du Maure, de profil, symboliserait ainsi l'ennemi vaincu. Livrés aux pillards, les Corses tentent de s'unir. Ugo Colonna, envoyé par Charlemagne, chasse les Maures et prend le contrôle de l'île. C'est le début de la féodalité, qui voit les communes s'organiser autour de seigneurs. Mais les rivalités internes se font jour dès l'an mil, empêchant toute possibilité d'union insulaire.
Pise et Gênes
En 1077, le pape Grégoire VII confie l'administration de la Corse à l'évêque de Pise. L'île retrouve alors la paix pendant deux siècles. Les Pisans développent le commerce, bâtissent en masse des églises romanes et des ponts. La Corse connaît enfin la prospérité. Mais Gênes, la rivale de Pise, veut sa part du gâteau. Elle obtient d'abord le partage de l'île en deux républiques (1133) et installe quelques colonies à Bonifacio et à Calvi. La résistance, conduite par le Corse Giudice de Cinarca, allié des Pisans, n'y fait rien. En 1284, lors de la bataille navale de Meloria, la cité ligurienne récupère l'île. Son occupation s'étalera sur cinq siècles. Cinq siècles de haine entre les Corses et l'occupant italien. Malgré la mise en place d'institutions, l'urbanisation des villes, le développement de l'élevage, de la culture (blé, olivier, vigne, arbres fruitiers, châtaigniers), les Génois se rendent impopulaires par leur autorité brutale, leurs impôts trop lourds et le peu de cas qu'ils font des Corses. La résistance insulaire est encouragée par le roi d'Aragon, qui s'empare de la Sardaigne et de Calvi, mais échoue à prendre Bonifacio, qui résiste victorieusement à quatre mois de siège en 1420. Défait, le roi d'Aragon nomme néanmoins le puissant seigneur corse Vincentello d'Istria vice-roi de Corse, avant que ce dernier ne soit décapité à Gênes en 1434. Alertés par la convoitise aragonaise et la menace sarrasine, les Génois fortifient l'île. Soixante-neuf tours de guet sont érigées tout au long des côtes. En 1453, Gênes confie l'administration de la Corse à une banque privée, l'Office de Saint-Georges. Jusqu'en 1562, l'Office perçoit les impôts, assainit les finances corses, relance le commerce et participe à la fondation de villes fortifiées (Ajaccio et Porto-Vecchio). Une parenthèse de paix et de prospérité... jusqu'à ce que la France s'en mêle. Bien décidé à affaiblir la République génoise, Henri II lance en 1553 un corps expéditionnaire franco-turc, mené par le colonel corse Sampiero Corso. Calvi, fidèle aux Génois, résiste, mais le reste de la Corse tombe aux mains des Français. Gênes parvient alors à liguer l'Espagne et le Saint Empire de Charles Quint contre la France, qui doit céder la Corse aux Génois en 1559 lors du traité du Cateau- Cambrésis. Sampiero Corso reprend les armes et organise la résistance. Mais, après trois ans de lutte, il est assassiné. Le retour de l'administration génoise dans les affaires corses est cinglant et le contexte économique désastreux. Le XVIIe siècle voit l'île rongée par la misère. Le brigandage fleurit dans le maquis et, la division des Corses aidant, la vendetta bat des records de victimes. Cette période de trouble atteint son paroxysme en 1729 quand une jacquerie contre l'impôt dégénère en soulèvement populaire contre l'occupant génois. Les chefs corses prennent provisoirement Bastia, Algajola et Saint-Florent. À la faveur de l'agitation, un aventurier, le baron Théodore de Neuhoff, se fait sacrer roi de Corse en 1736. Théodore Ier est censé apporter appuis politiques et finances aux indépendantistes. Mais, incapable d'organiser la résistance, le baron allemand est finalement chassé de l'île. Le royaume de Corse aura duré sept mois... L'aventurier tentera par la suite deux débarquements, en vain. Il finira sa vie en Angleterre, emprisonné pour dettes. Mais, en Corse, la lutte continue. Esprit fin et éclairé, Pascal Paoli, de Morosaglia (Castagniccia), réussit enfin à unifier la résistance contre les Génois, au moins dans les campagnes. En 1755, il est proclamé "général de la nation" à la demande des patriotes insulaires. L'une de ses premières décisions est de déclarer l'île indépendante. Paoli met sur pied un gouvernement de la Nation corse à Corte. Il dote le pays d'une armée, d'une monnaie, d'un drapeau (le drapeau à tête de Maure), d'une université et d'une Constitution aux accents démocratiques préfigurant celle des États-Unis et de la France. Cependant, les efforts de Paoli ne suffisent pas. La Corse indépendante n'est reconnue par aucun État, son pouvoir s'appuie sur une justice brutale et Gênes détient toutes les grandes villes (de Bastia à Bonifacio). Plus pour longtemps: au traité de Versailles, en 1768, Gênes cède la Corse à la France. Paoli, qui refuse la transaction, mobilise ses troupes, qui sont défaites par l'armée française à Ponte-Novo, en 1769. Paoli s'exile à Londres. L'expérience d'une Corse indépendante prend fin : l'île devient française.
La Corse française
La France pacifie la Corse et la dote d'une nouvelle organisation administrative, judiciaire et religieuse... quand éclate la Révolution. Comme sur le continent, les privilèges de l'Ancien Régime sont battus en brèche. Après avoir défendu les institutions de la Révolution, Paoli, de retour sur l'île, s'oppose au régime de la Terreur et fait voter la séparation absolue et définitive avec la France. Opportuniste, l'Angleterre intervient dans les affaires corses en soutenant le programme de réformes de Paoli. Un royaume anglo-corse est proclamé. Il durera deux ans. Bonaparte, auréolé du succès de sa campagne d'Italie, reprend les choses en main en chassant les Anglais en 1796. L'une des rares contributions du général, devenu empereur en 1804, à sa terre d'origine. Natif d'Ajaccio, Napoléon a le mérite d'avoir amené son île dans le giron de la France, en la pourvoyant d'institutions identiques à celles du continent. C'est notamment lui qui fait de l'île un département unique en 1811. Pour autant, tout occupé à conquérir l'Europe, Napoléon fera relativement peu cas de la Corse (sauf d'Ajaccio, qu'il contribuera à urbaniser), n'y revenant qu'en de très rares occasions. Ce qui n'empêche pas les Corses de célébrer l'enfant du pays en baptisant de son nom nombre de leurs rues... Au XIXe siècle, la Corse se repeuple (la population atteint son plus haut pic en 1870) et tente, avec un succès très relatif, de moderniser son agriculture et son industrie. Malgré tout, le réseau de routes s'étoffe, les lignes de communication avec la France s'ouvrent, la langue française s'installe progressivement. Mais le XIXe siècle est aussi celui de la vendetta et des brigands corses, rebelles à l'autorité publique. Entre 1820 et 1830, les "voltigeurs corses" (gendarmes recrutés sur l'île) tentent de combattre le banditisme. Un siècle plus tard, en 1930, l'État français organise même une vaste campagne de répression en envoyant des troupes sur le terrain. La marine elle-même est réquisitionnée au cas où les brigands voudraient fuir par la mer... La Corse subit de plein fouet les conséquences de la guerre de 1914-1918. Avec au moins onze mille morts, la démographie de l'île est sévèrement touchée. L'absence d'hommes jeunes met en péril l'économie, déjà fragilisée par l'émigration vers les colonies, le continent et, dans une moindre mesure, l'Amérique. L'économie traditionnelle de l'île, de type communautaire, disparaît progressivement. Le tourisme se développe néanmoins pendant l'entre-deux-guerres. Ce secteur connaîtra un succès grandissant, non démenti jusqu'à ce jour. Pendant la Seconde Guerre mondiale, l'île est occupée par les troupes italiennes. Une résistance s'organise alors, à l'image du sous-marin Casabianca qui multiplie les missions clandestines. Le bâtiment est à l'origine, en octobre 1943, de la libération de la Corse, premier département français libre.
Le "problème corse"
L'après-guerre voit les efforts de redémarrage économique s'enliser tandis que, dans les années 1960, l'arrivée massive de rapatriés d'Algérie dans la plaine orientale exacerbe les passions - d'autant que ces derniers bénéficient d'aides de l'État français pour développer la culture fruitière, attirant la jalousie de certains agriculteurs corses. Après un silence de près de deux siècles, l'esprit indépendantiste renaît progressivement. Le Front régionaliste corse (FRC) est créé en 1966 et l'Action régionaliste corse (ARC) un an plus tard. Ces mouvements deviendront autonomistes, puis nationalistes. La tension entre Corses et "pieds-noirs" atteint son paroxysme lors des événements d'Aléria en 1975. Des militants autonomistes de l'ARC occupent la cave d'un viticulteur "pied-noir" soupçonné de pratiques frauduleuses. Lors de l'assaut destiné à déloger les manifestants, deux gendarmes sont tués. Une semaine plus tard, une émeute fait un mort chez les CRS. En 1976, le Front de libération nationale de la Corse (FLNC) est créé dans la clandestinité. Il est à l'origine de nombreux attentats qui, perpétrés par d'autres mouvements, n'ont dès lors pas cessé sur l'île. En 1970, la Corse devient une région, constituée depuis 1975 de deux départements (Haute-Corse et Corse-du-Sud). En 1981, l'université de Corte, fermée depuis 1769, rouvre ses portes. L'année suivante, le Parlement dote l'île d'un statut particulier, qui sera remanié en 1991. L'Assemblée de Corse, élue au suffrage universel, se voit accorder des compétences en matière culturelle, économique et sociale.

culture

- La langue corse : reconnue comme langue régionale et parlée par 70% des Corses
- La musique traditionnelle (chants polyphoniques ; instruments traditionnels : la cetera, la cialamella, la pifane, la pirule et la culombu)

Corse : informations générales

  • Continent : Europe
  • Pays : France
  • Capitale : Ajaccio est le chef-lieu de la Corse
  • Les villes principales : Bastia, Corte, Calvi, Sartène

Corse : informations démographiques

  • Population : Plus d'un tiers de la population corse (38%) vit dans les communes de Bastia et Ajaccio.
  • Nombre d'habitants : La Corse compte 279 000 habitants
  • Evolution de la population : La Corse connaît l'une des croissances démographiques les plus fortes de France, grâce aux mouvements de populations entre l'île et les autres régions de métropole, de plus en plus importants depuis une dizaine d'années. Plusieurs minorités se sont aussi installées sur lîle, venues du Maghreb (Maroc, Tunisie), d'Italie et du Portugal.
  • Origine des habitants : La présence humaine sur l'île est attestée vers 60 000 avant Jésus-Christ. Mais c'est entre le Mésolithique (9 000 avant J-C) et le Prénéolithique (6 000 avant J-C) qu'apparaissent les premières traces d'une véritable civilisation, probablement venue de la péninsule italienne. Vers 2 000 avant J-C, les Torréens commencent à construire des bâtisses circulaires (les Torre). Selon une hypothèse, fort discutée, il s'agirait des Shardanes, des peuples de la mer qui auraient été chassés d'Egypte par le pharaon Ramsès II avant de trouver refuge en Corse. Aux Torréens succèdent les Phocéens qui, avant de fonder Marseille, installent le premire comptoir commercial de lîle à Alalia vers 560 avat J-C. Mais la Corse ne reste pas longtemps aux mains des Grecs. Les Etrusques (540 avant J-C) et les Carthaginois (271 avant J-C) se partagent l'île avec les Phocéens. Les Phéniciens et les Syracusiens (fondateurs de Port-Syracuse, future Porto-Vecchio) s'implantent à leur tour avant de repartir presque aussitôt. En -260, à l'issue des guerres Puniques, les Romains s'emparent d'Alalia, mais il leur faut un siècle pour s'emparer de toute l'île. Au IIe siècle, les premiers missionnaires chrétiens, chassés du continent, et des prêtres venus d'Afrique du Nord débarquent pour christianniser l'île. Au milieu du Ve siècle, les Vandales, les Ostrogoths puis les Byzantins envahissent l'île. Après être passée en 725 entre les mains des Lombards, la Corse est cédée à l'empereur byzantin Justinien, mais les Sarrasins d'Espagne et d'Afrique du Nord multiplient les razzias. Au XIe siècle, la Corse est conquise par les Pisans puis les Gênois. Au milieu du XVIIIe siècle, l'île de Beauté est cédée par Gênes à la France.

Corse : informations géographiques

  • Superficie : La Corse s'étend sur 8 720 km2
  • Côtes : Le littoral de la Corse est long de 1 030 km

Corse : faune et flore

La Corse n'usurpe pas son nom d'île de Beauté. Cette « montagne dans la mer », qui représente à peine 28% de la région Provence-Alpes-Côte-d'Azur par sa superficie (8720 km², soit 183km de long sur 83 de large), recèle un concentré des plus beaux paysages de Méditerranée... et d'ailleurs. Des plages de sable fin quasi polynésiennes du sud aux pics abrupts du centre en passant par les golfes azurés tapissés de maquis de l'ouest et les forêts de châtaigniers du nord-est, la liste des joyaux naturels de la Corse est longue. Commençons par un chiffre parfait : 1 000. La Corse compte mille kilomètres de côtes.
Le littoral de la Corse n'est pas identique des deux côtés de l'île : à l'est de la Corse, les plages de sable doré se succèdent, souvent avec monotonie. A l'ouest de la Corse, la côte est plus tourmentée, creusée de failles profondes, dominée par de hauts promontoires rocailleux. Les golfes de Porto, de Sagone, d'Ajaccio et de Valinco rythment cette côte occidentale, offrant, avec le cap Corse, les plus beaux panoramas marins de l'île. A l'extrême sud de la Corse, les falaises de Bonifacio se dressent comme pour faire front à la Sardaigne. Au nord, le cap Corse, au relief tourmenté, semble percer la mer de son doigt. L'impénétrable maquis, sec et odorant, recouvre la totalité de la côte corse et près de 40% de l'île, partageant parfois son territoire avec l'olivier ou le chêne.
Une montagne cernée par la mer. Un sillon central d'une centaine de kilomètres de long, entre les rivières Ostriconi au nord-ouest et Solenzara au sud-est, sépare les deux grands blocs montagneux de la Corse.
On distingue la Corse schisteuse, au relief peu élevé (nord-est), de la Corse cristalline, plus abrupte. Cette dernière, qui couvre presque toute l'île, présente un relief aux arêtes vives et englobe les sommets les plus élevés de la Corse, du Monte Cinto (point culminant de la Corse à 2 710m) aux spectaculaires aiguilles de Bavella en passant par la Paglia Orba (2 525m), le Monte Rotondo (2 622m), le Monte d'Oro (2 389m), le Monte Renoso (2 354m) et le Monte Incudine (2 136m). De cette grande arête centrale partent des chaînons obliques, morcelant la Corse en une vingtaine de micro-régions. Ces chaînons s'abaissent progressivement jusqu'à la mer, où ils dessinent de grands golfes. Ce type de relief permet une bonne irrigation des microvallées de Corse, desservies par de nombreux cours d'eau, comme le Liamone, le Rizzanese, la Gravone et le Taravo à l'ouest, et le Golo ou le Tavignano à l'est.
Malgré son apparente homogénéité, le centre corse reste très disparate, tantôt minéral et désertique, tantôt recouvert de forêts verdoyantes. De magnifiques lacs de haute montagne y côtoient de profondes gorges et des sommets enneigés.
Quatrième île de la Méditerranée par sa superficie après la Sicile, la Sardaigne et Chypre, la Corse a le statut de région (capitale : Ajaccio), divisée en deux départements : la Corse-du-Sud (préfecture : Ajaccio) et la Haute-Corse (préfecture : Bastia). La situation géographique de la Corse la rend plus proche des côtes italiennes que des côtes françaises : Bastia est plus près de Gênes que de Nice, et seulement 12km séparent Bonifacio de la Sardaigne.

©Vincent Noyoux

Corse : à savoir

durée envisagée
séjour séjour à envisager budget moyen
un week end   400 euros
une semaine   750 euros
deux semaines   1500 euros
avec qui partir
Destination pour célibataire  
Destination entre amis  
Destination pour partir à deux  
Destination pour voyager en famille  
atouts principaux
Villes  
Musées  
Edifices anciens  
Désert  
Faune  
Faune marine  
Animations  
Mer  
Neige  
Paysage  
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