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Pointe a pitre 21/05/2012
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Amérique

guide : Guadeloupe

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La Guadeloupe a deux visages : la plate Grande-Terre (aile droite du papillon guadeloupéen) vouée au grand tourisme balnéaire et la montagneuse Basse-Terre, (aile gauche de la Guadeloupe), paradis des randonnées et de l'écotourisme. Une diversité qui fait de la Guadeloupe une destination idyllique.

Guadeloupe : en bref...

Guadeloupe : informations générales

  • Continent : Amérique
  • Capitale : Basse-Terre
  • Les villes principales : Pointe-à-Pitre
  • Langue officielle : le français (le créole dans les rues de Guadeloupe).
  • La monnaie : l'euro
  • Religions : la majorité des habitants en Guadeloupe est catholique.
  • Décalage horaire : lorsqu'il est midi à Paris, il est 6 h en été (7 h en hiver) en Guadeloupe.

Guadeloupe : informations démographiques

  • Nombre d'habitants : La Guadeloupe compte 431 200 habitants
  • Densité : 260 Hab./km2
  • Origine des habitants : population de Noirs, mulâtres, Indiens, Créoles et métropolitains.

Guadeloupe : informations géographiques

Au coeur de l'archipel des Antilles, la Guadeloupe se trouve à la jonction des deux chapelets d'îles qui la composent : la Grande-Terre, plate et calcaire à l'est, et la Basse-Terre (Guadeloupe proprement dite), volcanique et montagneuse à l'ouest.

©Wilfrid Démonio

  • Superficie : La Guadeloupe s'étend sur 1 700 km2
  • Point culminant : Le sommet de la Guadeloupe est le Volcan de la Soufrière, 1 467 m
  • Côtes : Les côtes de la Guadeloupe mesurent 440 km

Guadeloupe : faune et flore

Verdoyante, la Basse-Terre (ouest de la Guadeloupe) est entièrement volcanique. Au sud, domine le massif de la Soufrière, point culminant de la Guadeloupe (1 467m).

©Wilfrid Démonio

  • Espèce animale : Comme dans la plupart des îles des Petites Antilles, la faune de la Guadeloupe a toujours été moins riche que celle du continent voisin. Dès le XVIIe siècle, elle a encore été appauvrie par une chasse excessive. Nombre d'animaux, certains uniques au monde, ont aujourd'hui disparu de la Guadeloupe, tels l'ara violet de Guadeloupe et le flamant rose, recherchés pour leur plumage, le diablotin, oiseau nichant dans des terriers sur les flancs de la Soufrière, ou encore le lamantin, mammifère herbivore aquatique peuplant le Grand et le Petit Cul-de-Sac marin, tous deux appréciés pour leur chair savoureuse.
    La Guadeloupe recèle pourtant un grand nombre d'espèces intéressantes.

    Mammifères terrestres de Guadeloupe

    C'est la classe d'animaux la moins bien représentée en Guadeloupe, puisque, en dehors des animaux commensaux de l'homme (rats et souris), l'île ne compte que quatre genres de mammifères. Les premiers ratons laveurs auraient été importés accidentellement en Guadeloupe des Etats-Unis au XIXè siècle. Le racoon de la Guadeloupe (Procyon minor) est en effet originaire de la même souche génétique que son cousin d'Amérique du Nord (Procyon lotor), mais de taille plus petite (1m pour 15kg). Bien que protégé, le « rina », comme on l'appelle quelquefois localement, fait l'objet d'un important braconnage.
    La mangouste, originaire de l'Inde, a été introduite en Guadeloupe en 1887 pour lutter contre les rats qui ravageaient les champs de canne à sucre. Cette introduction volontaire fut plutôt négative : ce redoutable prédateur s'est attaqué aux reptiles de Guadeloupe, aux oiseaux nichant au sol, et aux oeufs de tortues marines, tandis que le rat, grimpeur et nocturne, a continué de proliférer.
    Il n'existe pas moins de treize espèces de chauves-souris en Guadeloupe, dont dix vivent sur la Basse-Terre. Deux d'entre elles n'existent nulle part ailleurs dans le monde ! Toutes protégées, elles participent, par dissémination des graines, au maintien de la forêt en Guadeloupe. Lui aussi protégé car menacé de disparition, l'agouti est un petit animal pacifique qui a été fortement décimé par l'homme et la mangouste. On peut encore en apercevoir quelques spécimens à la Désirade et dans le nord de la Basse-Terre.
    Oiseaux de Guadeloupe
    Grâce à la diversité de ses milieux naturels, la Guadeloupe sert d'asile à une foule d'espèces aviaires. Les unes sont saisonnières ou migratrices. Les autres, au nombre d'une quarantaine, sont sédentaires.
    Dans la forêt guadeloupéenne
    La forêt tropicale de Guadeloupe est le royaume des grives. Les quatre espèces principales (grive corossol ou grosse grive, grive « à pieds jaunes », moqueur grivotte ou grive fine, moqueur trembleur ou grive trembleuse) ont en commun un régime alimentaire fait de graines, de baies et d'insectes. Aussi appelée « cocobino », moins farouche que ses congénères, la grive trembleuse s'observe facilement, prise de mystérieux tremblements, sur les aires de stationnement ou de pique-nique.
    Parmi les locataires de la forêt guadeloupéenne, il faut également signaler le moucherolle gobemouches, la paruline caféïette, et surtout le pic de Guadeloupe, seul pic sédentaire des Petites Antilles, qui signale sa présence à grands coups de bec sur le tronc des arbres.
    Sur le littoral de la Guadeloupe
    Le littoral en Guadeloupe, en particulier les milieux humides peu profonds (vasières, lagunes, marécages, mangroves...), s'avère très accueillant pour les oiseaux, qui y trouvent une nourriture abondante et variée. Grâce à leurs grandes pattes, leur long cou et leur bec effilé, les hérons sont les plus nombreux : aigrette, grand héron (ou crabier radar), bihoreau violacé, par exemple, qui aiment à déguster les crustacés, notamment les crabes. Le héron garde-boeufs ou détiqueur (à ne pas confondre avec le pique-boeufs d'Afrique) est aujourd'hui présent partout en Guadeloupe, au détriment d'ailleurs du héron vert (ou « kio »), dont la couleur verdâtre et le cri rauque très caractéristique aident à le reconnaître sans difficulté.
    Rapace migrateur, le balbuzard (ou aigle pêcheur), aussi appelé « gli-gli », peut atteindre 1, 80 m d'envergure. Il se nourrit exclusivement de poissons, qu'il capture de façon spectaculaire en fonçant sur sa proie, pattes en avant. La frégate superbe (localement appelée « malfini ») ne niche plus en Guadeloupe. On la voit cependant planer sans cesse au-dessus des eaux à la recherche de poissons. La poche située sous le bec permet de reconnaître aisément le pélican brun, que l'on rencontre sur l'ensemble du littoral de la Guadeloupe.
    Durant leurs périodes de reproduction, grand paille-en-queue et petit paille-en-queue fréquentent les îlets déserts et les falaises de la Grande-Terre. Enfin, le Grand Cul-de-Sac marin accueille une dizaine d'espèces de sternes, localement appelées « mauves ». Ces pêcheurs de haut vol, proches des mouettes et des goélands, nichent et pondent leurs oeufs à même le sol, ce qui les rend particulièrement vulnérables.
    Dans les jardins de Guadeloupe
    D'autres oiseaux préfèrent vivre à proximité de l'homme, dans les jardins et les espaces aménagés de la Guadeloupe où ils trouvent la nourriture et la sécurité qu'ils recherchent. C'est le cas des colibris (colibri madère, le plus gros des Petites Antilles, colibri huppé et colibri falle-vert qui apprécient plutôt les endroits secs). Le sucrier à poitrine jaune est sans doute le plus familier...
    Insectes et myriapodes de Guadeloupe
    Cette classe est trop nombreuse pour en présenter ici une liste exhaustive. Si une telle liste a jamais été dressée... Les coléoptères seraient au nombre de 500 espèces en Guadeloupe. Parmi eux, le plus gros insecte du monde : le dynaste hercule ou « scieur de long », qui figure sur la liste des espèces protégées, car très recherché par les collectionneurs.
    Le plus commun des papillons en Guadeloupe est le monarque américain, papillon de jour qui peuple l'ensemble du continent. Le fameux papillon-deuil, qui peut atteindre 15 à 20 cm d'envergure, fait en Guadeloupe l'objet d'anciennes craintes superstitieuses quand il pénètre dans les maisons... Dix espèces de phasmes (aussi appelés « cheval-à-diable ») ont été recensées sur l'île. Enfin, ce qui frappe le visiteur en Guadeloupe, c'est l'abondance des libellules et autres éphémères. On les trouve partout en Guadeloupe : en forêt, au bord des eaux calmes, dans les savanes, les champs cultivés, le long des routes.
    Poissons et invertébrés marins de la Guadeloupe
    Les poissons et les invertébrés marins qui fréquentent les côtes de la Guadeloupe sont aussi nombreux que variés. La mer a longtemps procuré l'essentiel des besoins de la population en protéines animales. Les pêcheurs guadeloupéens ramènent dans leurs filets vivaneaux, colas, grand-gueules, coulirous, bourses... Ils capturent aussi thons, bonites, dorades coryphènes, thazards.
    Les mers chaudes et encore peu polluées de la Guadeloupe abritent de surcroît une foule d'espèces invertébrées. Eponges, coraux, méduses, mollusques, crustacés, étoiles de mer, oursins : tous ces animaux trouvent refuge le long des côtes de la Guadeloupe. Gastéropode dont la chair est très appréciée des gastronomes, le lambi est le coquillage le plus connu aux Antilles. En raison d'une pêche excessive, il bénéficie aujourd'hui de sévères mesures de protection.
    Les crustacés les plus remarquables en Guadeloupe sont la langouste (ou « homa » en créole), et les crabes tels que le « touloulou », le « crabe à barbe » ou le « violoniste », qui de sa pince gauche hypertrophiée a toujours l'air de battre sa coulpe, d'où son surnom de « sémafôt »...
    Faune des eaux douces de Guadeloupe
    Les plus connues des communautés aquatiques trouvant asile dans les plans et les cours d'eau de la Guadeloupe sont les crevettes d'eau douce, quelquefois appelées à tort écrevisses, parmi lesquelles on distingue deux familles principales : les « ouassous » et les « cacador ». Mais, traquées depuis toujours au creux de toutes les rivières de l'île, et surtout victimes du bétonnage constant des estuaires, les crevettes sauvages sont de plus en plus rares en Guadeloupe.
    Reptiles et batraciens de Guadeloupe
    Contrairement aux autres îles de l'archipel des Petites Antilles, il n'y a pas de serpents en Guadeloupe. En revanche, trois lézards existent dans l'île. Le plus commun est l'anoli, que l'on rencontre partout en Guadeloupe, même à l'intérieur des maisons. Le soir venu, attiré par la lumière des habitations, le mabouya, hideux gecko, fait entendre son cri rauque. Le terme mabouya est d'ailleurs un mot d'origine précolombienne qui signifie « mauvais esprit ».
    Mais le plus spectaculaire des lézards en Guadeloupe est l'iguane. Deux espèces, Iguana iguana et Iguana delicatissima, cette dernière étant protégée, ont élu domicile dans l'archipel guadeloupéen. Les plus beaux spécimens peuvent atteindre 1, 60 m de longueur et peser jusqu'à 15 kg. Cet animal a une nette préférence pour les régions sèches de la Guadeloupe : la Grande-Terre, les zones sèches du littoral, l'archipel des Saintes... La plus grande colonie connue occupe l'îlet de Terre-de-Bas des îles de la Petite-Terre, au large de la Désirade.
    Cinq espèces de tortues marines sont présentes dans la Caraïbe et fréquentent la Guadeloupe plus ou moins régulièrement. La tortue imbriquée, aussi appelée « caret », au bec pointu et crochu, et la tortue caouanne, de couleur brun orangé, trouvent sur les plages de Guadeloupe d'intéressants lieux de ponte. Malgré les mesures de protection mises en place, elles sont régulièrement capturées pour leur viande, leur graisse, leur écaille, leurs oeufs...
    La classe des batraciens reste relativement sous-représentée en Guadeloupe. Dès la tombée de la nuit, et après chaque averse par temps de pluie, se manifestent les quatre espèces de grenouilles présentes dans l'île. Deux n'existent nulle part ailleurs dans le monde. Le crapaud buffle, qui a été importé au XIXè siècle pour lutter contre le ver blanc (larve du hanneton) ravageur de la canne à sucre, s'est parfaitement bien adapté à la Guadeloupe.

    ©Wilfrid Démonio

  • Végétation : En dehors des formations végétales du littoral guadeloupéen et de la forêt primaire en grande partie disparue avec la colonisation, la végétation de la Guadeloupe est composée de nombreuses espèces introduites par l'homme. On estime que sur les 3200 espèces qui ont colonisé l'île depuis les temps préhistoriques, près de 1500 ont été importées, volontairement ou non, par les Amérindiens, les Européens, les Africains, les Indiens...
    Parmi les plantes ou les arbres les plus remarquables de la Guadeloupe, le plus répandu est sans doute le cocotier, palmier originaire d'Asie apparu au milieu du XVIIe siècle qui, lui, n'a peut-être pas été introduit par l'homme. Le flamboyant, qui fait exploser ses pétales écarlates entre le mois de mai et le mois d'août, vient de Madagascar, tout comme l'élégant arbre du voyageur.
    Les bougainvillées, aux innombrables couleurs et de plus en plus utilisées pour garnir portails et clôtures en Guadeloupe, ont été importées du Brésil au XVIIIe siècle par le navigateur Bougainville. Au hasard d'une promenade, on pourra admirer, isolé au milieu d'un champ, un fromager au port majestueux avec ses branches horizontales très étalées. Cet arbre, dont les fruits donnent un duvet cotonneux appelé kapok, recèle de nombreuses vertus : ses feuilles calment les gencives douloureuses de l'enfant qui perce ses dents et stoppent la chute des cheveux. Son écorce est un puissant diurétique.
    Toutes sortes de légendes et d'histoires de « volants », « soucougnans », et autres fantômes circulent en Guadeloupe sur le fromager, considéré comme dangereux à abattre sans précautions magiques. A noter qu'une centaine d'espèces d'orchidées sauvages environ ont été répertoriées en Guadeloupe.

    ©Wilfrid Démonio

Guadeloupe : à savoir

durée envisagée
séjour séjour à envisager budget moyen
un week end  
une semaine   1500 euros
deux semaines   2500 euros
avec qui partir
Destination pour célibataire  
Destination entre amis  
Destination pour partir à deux  
Destination pour voyager en famille  
atouts principaux
Villes  
Musées  
Edifices anciens  
Désert  
Faune  
Faune marine  
Animations  
Mer  
Neige  
Paysage  
   

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