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Saint denis 16/05/2012
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Afrique

guide : Ile de la Réunion

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Surnommée l'« île intense », la Réunion est née d'une poussée volcanique qui lui a offert une géographie insolite, où se mêlent gorges, cascades, cirques et reliefs lunaires. L'île de la Réunion regorge d'une végétation très verte, dont on peut pleinement profiter grâce à un réseau de sentiers de grande randonnée. Ce qui vous fera largement oublier le petit nombre des plages de sable lors de votre voyage sur l'île de la Réunion.

Ile de la Réunion : en bref...

Ile de la Réunion : informations générales

  • Continent : Afrique
  • Capitale : Saint Denis
  • Les villes principales : Saint Denis, Saint-Paul, Saint-Pierre, Le Tampon, Saint-Louis
  • Langue officielle : Le créole réunionnais et le français
  • La monnaie : L'euro. Les principales banques sont représentées et la plupart des commerces acceptent les cartes de crédit
  • Religions : Les catholiques sont largement majoritaires (90 %). Minorités de musulmans, d'hindous et de bouddhistes.
  • Décalage horaire : Lorsqu'il est midi en France, à la Réunion il est 14 h en été et 15 h en hiver.

Ile de la Réunion : informations démographiques

  • Nombre d'habitants : 766 200 habitants
  • Evolution de la population : 37% de la population a moins de vingt ans.
  • Densité : 313 Hab./km2

Ile de la Réunion : informations géographiques

Petit bout de territoire français à l'autre bout du monde, la Réunion se trouve dans l'océan Indien, au large de l'île de Madagascar.

  • Superficie : 2 512 km2
  • Point culminant : Piton des Neiges, 3 070 m
  • Côtes : 207 km

Ile de la Réunion : faune et flore

L'île possède trois cirques fabuleux : Autour du pic élancé du piton des Neiges s'articulent trois cirques, objectifs incontournables de toute visite à la Réunion. Les cirques de Cilaos (sud), de Mafate (nord-ouest) et de Salazie (nord-est) résultent du gigantesque effondrement de la voûte d'un des volcans du massif. Les énormes dépressions issues de ce cataclysme, séparées par d'impressionnants remparts naturels, furent ensuite remplies de la lave s'écoulant du piton des Neiges.
Les trois cirques ont ultérieurement été lavés, burinés, sculptés par les rivières de Cilaos, des Galets et du Mât. Celles-ci y ont lentement creusé, avec l'aide précieuse du vent et des pluies, une multitude de ravines profondes, d'à-pics étonnants et de cascades majestueuses. Ils font l'émerveillement d'un premier voyage à la Réunion et le bonheur des amateurs de sports extrêmes en eaux vives. Les cirques s'ouvrent ensuite tous trois sur la mer par d'étroits défilés, sortes de goulets qui s'étirent plus loin en de belles plaines alluviales : du Gol au sud-ouest, des Galets au nord-ouest et de la rivière du Mât au nord-est.

Les Hautes Plaines permettent un pont entre les deux pitons. Les Hautes Plaines, qui s'apparentent plutôt à de vastes plateaux en pente, culminent à environ 1 500 m d'altitude : ce sont celles des Palmistes et des Cafres, issues de la rencontre des coulées de lave des deux pitons réunionnais. Le versant oriental est le berceau de la grande forêt primaire de Bébour-Bélouve.

Les plages de sable blanc sont rares. La Réunion ne correspond pas à l'idée que l'on se fait a priori d'une île de l'océan Indien. En effet, le littoral laisse peu de place au sable fin et aux plages idyllique qui font de si jolies cartes postales ! Sur la côte ouest, « sous le vent » à l'abri de l'alizé du sud-est, le rivage sait se faire plus doux et le temps plus sec. Des plages y sont aménagées, notamment dans la région de Saint-Gilles, au bord d'un lagon de 27km de long à l'abri de la barrière de corail. Au-delà de celle-ci, les grands fonds apparaissent subitement en l'absence de tout socle continental.
Entre Saint-Denis et Saint-Pierre, sur la façade est de l'île dite « au vent », la côte est le plus souvent escarpée, dentelée, rocheuse. En un mot : sauvage. Ici, pas de criques tranquilles pour amoureux, ou de langues de sable qui pourraient s'apparenter à une plage. Ce sont, au contraire, de superbes falaises basaltiques qui composent le littoral.

  • Espèce animale : Les oiseaux furent certainement les premiers habitants de l'île. Portés par les vents, ils ont élu domicile à la Réunion bien avant que le premier marin n'en aperçoive les rivages depuis son navire. Aujourd'hui, une vingtaine d'espèces indigènes (dont six endémiques) vivent encore dans les cieux réunionnais ; Espèces menacées : le plus emblématique des oiseaux de l'île est le pailleen-queue (phaéton à bec jaune), qui niche dans les falaises du bord de mer. Vous le reconnaîtrez à sa livrée blanche et à sa queue munie de longues plumes fines. Il plane souvent au-dessus des plages du Sud, du côté de Grande-Anse en particulier. On l'observe plus aisément que le tuit-tuit (merle blanc), espèce menacée que l'on entend encore chanter malgré tout dans les plaines d'Affouches et des Chicots, au-dessus de Saint-Denis. Le papangue réunionnais (busard de Maillard), rapace au vol gracieux qui s'apparente au faucon, est également en voie de disparition en raison de sa réputation de prédateur de volailles. Les cols autour du cirque de Mafate (col du Taïbit, col des Boeufs) constituent de beaux points d'observation.
    Le bulbul, à la tête surmontée d'une belle houppe noire, très apprécié pour sa chair goûteuse, est tout aussi menacé. Quelques espèces ont toutefois bien résisté à la prédation de l'homme : le pétrel de Barau, qui trouve sa nourriture en mer, mais vient se réfugier sur le piton des Neiges entre 2 700m et 2 900m d'altitude, et le puffin d'Audubon, dont le chant rompt le silence nocturne des abords des cirques ;
    Espèces introduites : d'autres espèces ont été introduites par l'homme au cours des derniers siècles.
    Le mainate (ou z'aille blanc), au bec et aux pattes jaunes, est visible auprès des cardinaux rouges, des tourterelles, des tisserins (ou béliers) et des moineaux des îles. Manque cependant à l'appel un volatile, devenu depuis sa disparition l'emblème de la bière locale : le dodo blanc, également nommé « solitaire ». Ce gros oiseau de l'Océan Indien, symbole de l'île Maurice appartenant à la famille des pigeons et cousin de l'ibis d'Australie, a complètement disparu de la surface de l'île depuis le XVIIIe siècle. Incapable de voler, il offrait une proie facile aux premiers chasseurs, friands de sa chair grasse et nourrissante.
    La faune terrestre est quant à elle relativement pauvre car plus que les oiseaux, les animaux terrestres ont énormément souffert de l'arrivée de l'homme. Aujourd'hui, seuls des récits anciens attestent de la présence des énormes tortues de Bourbon sur l'île. Cette espèce s'est éteinte, victime des prédateurs de sa chair et de sa carapace. Il demeure néanmoins quelques autres espèces spécifiques, comme le tangue, sorte de petit hérisson des ravines au museau effilé, chassé en été, bien que protégé.
    On peut également apercevoir des cabris gambader sur les remparts vertigineux, notamment dans le cirque de Mafate, ou des caméléons, dits « endormis », qui se fondent dans le décor des forêts.
    Plus facile à distinguer, l'agame, petit lézard vert, vit sur la côte et grimpe sur les façades des maisons. Il peut parfois se confondre avec le margouillat, reconnaissable à ses grosses ventouses au bout des pattes. Tous deux se nourrissent d'insectes, nombreux sur l'île. Aucun n'est vraiment dangereux, à part peut-être la scolopendre (« cent-pieds » en créole), dont la piqûre peut s'avérer douloureuse et provoquer des dysfonctionnements cardiaques.
    En revanche, vous serez en sécurité, bien que peut-être impressionné, avec la bibe, araignée jaune et noir qui tisse une toile si résistante qu'elle a attiré l'attention de la recherche spatiale. Vous en verrez souvent lors des randonnées et devrez baisser la tête pour ne pas être pris dans ses filets. Sachez enfin que les moustiques pullulent à la Réunion, surtout durant la saison humide.
  • Végétation : Riche de six cents espèces d'arbres et de huit cents espèces de fleurs, dont bon nombre d'orchidées, la nature réunionnaise, surtout dans les « Hauts », aligne les grands noms de la flore tropicale : vétiver, ylang-ylang, cardamome, flamboyant, bougainvillée, azalée. Toutes ces variétés se rencontrent sur le parcours de la « route des Epices ».
    Un littoral à la végétation hétérogène : Le littoral de la côte ouest, qualifié de semi-aride, accueille principalement une frange plantée de filaos au pied desquels de longues tiges rampantes, appelées « patates à Durand », recouvrent le sable. Cette végétation éparse est très différente de celle de la côte « au vent ».
    Dépourvue de plage, celle-ci voit pousser sur la roche basaltique des pandanus, vulgairement nommés vacoas, reconnaissables à leurs longues feuilles effilées qui forment des éventails. Quelques arbustes et herbes complètent ce décor végétal gorgé d'humidité ; Forêt de basse altitude : avant l'arrivée de l'homme le long de la côte « sous le vent », la semi-aridité du climat a permis le développement d'une végétation typique : une superbe forêt de bois souvent précieux, comme l'ébénier, le benjoin et le bois de fer.
    Aujourd'hui, cette forêt a pratiquement disparu, tout ayant été défriché d'abord au profit des plantations de café, ensuite de la canne à sucre. On peut cependant encore observer quelques vestiges anciens de cette forêt : le bois d'olive et le grand natte en sont les principaux représentants. Aujourd'hui, les rares parcelles non cultivées sont envahies par des espèces importées comme l'aloès ou le choca bleu.
    Dans les zones plus humides, la forêt de basse altitude originelle subsiste pourtant, comme dans le Sud où la prégnance de la culture de canne est moins importante que dans les autres secteurs de la Réunion. Ainsi, on peut s'offrir une promenade dans une forêt de bois de couleurs encore préservée dans le Grand Brûlé. Bois maigre, bois de goyave, change-écorce ou bois d'hosto en sont les essences les plus notables. Ils forment une forêt épaisse, humide, leurs sous-bois denses accueillant de nombreuses fougères et orchidées ; La forêt de haute altitude : la végétation de moyenne altitude s'étage au-delà de 800 m dans l'Est et au-dessus de 1 000 m dans le Nord et l'Ouest. Elle se développe jusqu'à environ 2 000m d'altitude. C'est ce que l'on appelle la forêt primaire, dont celle de Bébour-Bélouve demeure la plus fascinante et la mieux préservée.
    Les bois de couleurs : ces arbres endémiques ou indigènes souvent remarquables en raison des teintes colorées de leur tronc y sont très présents : bois d'hosto, bois de rempart et autres change-écorce y atteignent rarement plus de 7m. La forêt du Grand Matarum, à Cilaos, en est un très bel exemple.
    Ces zones forestières présentent un sous-bois très compact où les fougères se mêlent aux épiphytes, qui croissent sur d'autres plantes (lianes, certaines orchidées) en un fouillis inextricable. Quelques espèces sont spécifiques à cette altitude tels les mahots ou le bois de nèfles. Vous observerez dans ces zones les superbes fougères arborescentes, appelées fanjans. Très visibles sur les remparts de la plaine des Palmistes, elles s'épanouissent en de majestueux plumeaux verts, et dépassent les plus hautes espèces pour les plus grandes d'entre elles.
    Cette partie de l'île, très arrosée, accueille également le fameux palmiste rouge, dont le coeur est si apprécié des gourmets. C'est pourquoi il est rare d'en trouver encore à l'état sauvage... La grande curiosité de ces forêts des Hauts demeure le tamarin, espèce endémique de l'île et symbole de la végétation réunionnaise. Vous pouvez admirer ces arbres, qui peuvent atteindre parfois 20m de haut, dans la plaine des Tamarins, au-dessus de La Nouvelle, dans le cirque de Mafate, ou sur la plaine des Chicots, en surplomb de Saint-Denis.
    L'arbre est souvent ployé sous l'effet du vent, son tronc argenté s'entortillant sur lui-même. Il dégage ainsi une impression d'espèce « préhistorique », rugueuse et sculptée par la nature. Ses graines peuvent demeurer enfouies dans le sol durant plus de vingt ans et ne s'ouvrent que sous l'effet d'une forte chaleur, comme celle dégagée par exemple par un incendie. Vous pourrez ainsi trouver de jeunes pousses s'élevant au-dessus des cendres des feux de bivouacs.
    Autre particularité : comme son nom latin l'indique, l'acacia heterophylla est une espèce hétérophylle. Ses feuilles se développent d'abord en petites langues autonomes pour ne former ensuite qu'une seule feuille après l'épaississement des pétioles. Beaucoup de tamarins ont été replantés en « tamarineraies » après la Seconde Guerre mondiale afin d'en faire un bois d'exploitation.
    En général, le tamarin se développe en compagnie du calumet, un superbe bambou également endémique ; La lande clairsemée de haute altitude : A partir de 1 800m dans la région « au vent » et de 2 000m environ dans la zone « sous le vent », le paysage se fait beaucoup moins vert et, surtout, moins touffu. Une lande prend place sur les contreforts des pitons.
    Seuls quelques arbustes subsistent : les branles (ou brandes), qui ressemblent aux bruyères connues sous nos latitudes. Le branle blanc est quasiment seul à se développer sur les sommets, au piton des Neiges par exemple, avec parfois quelques fleurs jaunes.

Ile de la Réunion : à savoir

durée envisagée
séjour séjour à envisager budget moyen
un week end  
une semaine   1500 euros
deux semaines   2500 euros
avec qui partir
Destination pour célibataire  
Destination entre amis  
Destination pour partir à deux  
Destination pour voyager en famille  
atouts principaux
Villes  
Musées  
Edifices anciens  
Désert  
Faune  
Faune marine  
Animations  
Mer  
Neige  
Paysage  
   

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